Célébrer la vie : 6 textes pour lire à un enterrement

« Il faut reprendre le cours de la vie », « La vie continue ». Ces lieux communs sont difficiles à entendre lorsqu’on vient de perdre un être cher.

Le jour de l’enterrement, ces mots viendront probablement de ceux qui voudront vous apporter leur soutien. Ces mots, on se les répétera à soi-même pour se convaincre de sa capacité à reprendre le cours de la vie.

 

Sans aucun doute, celui qui vient de vous quitter vous aimait. Et il souhaiterait que vous soyez heureux, que vous continuiez à vivre et à aimer la vie. Voici une sélection de 6 textes d’enterrement pour vous le rappeler. Ils ont en commun de porter un message d’amour et une invitation à aimer la vie.

Ces textes pourront être lus à l’enterrement et relus plus tard, dans les moments de doute.

 

 

Quand je partirai, Poème hawaïen

Maintenant que je suis parti, laissez-moi aller
Même s’il me restait encore des choses à voir et à faire.
Ma route ne s’arrête pas ici.
Ne vous attachez pas à moi à travers vos larmes.
Soyez heureux de toutes les années passées ensemble.

Je vous ai donné mon amour,
Et vous pouvez seulement deviner combien de bonheur vous m’avez apporté.
Je vous remercie pour l’amour que vous m’avez témoigné
Mais il est temps maintenant que je poursuite ma route.

Pleurez-moi quelques temps, si pleurer il vous faut.
Et ensuite, laissez votre peine se transformer en joie
Car c’est pour un moment seulement que nous nous séparons
Bénissez donc les souvenirs qui sont dans votre cœur.

Je ne serai pas très loin, car la vie se poursuit
Si vous avez besoin de moi, appelez-moi, je viendrai
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher.
Je serai près de vous.
Et si vous écoutez avec votre cœur,
Vous percevrez tout mon amour autour de vous dans sa douceur et sa clarté.

Et puis, quand vous viendrez à votre tour par ici,
Je vous accueillerai avec le sourire
Et je vous dirai : « bienvenue chez nous».

 

A ceux que j’aime, et qui m’aiment, Poème amérindien

Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !
Laissez-moi partir
Car j’ai tellement de choses à faire et à voir !
Ne pleurez pas en pensant à moi !

Soyez reconnaissants pour les belles années
Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !
Vous ne pouvez que deviner
Le bonheur que vous m’avez apporté !

Je vous remercie pour l’amour que chacun m’a démontré !
Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.

Nous ne serons séparés que pour quelques temps !
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur !
Je ne suis pas loin et et la vie continue !
Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !

Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,
Et si vous écoutez votre cœur, vous sentirez clairement
La douceur de l’amour que j’apporterai !

Quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir,
Absent de mon corps, présent avec Dieu !

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer !
Je ne suis pas là, je ne dors pas !

Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d’automne,
Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l’étoile qui brille dans la nuit !

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer
Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.

 

Tant de belles choses, Françoise Hardy

(Paroles de la chanson du même titre, en écoute plus bas dans l’article)

Même s’il me faut lâcher ta main
Sans pouvoir te dire « à demain »
Rien ne défera jamais nos liens

Même s’il me faut aller plus loin
Couper les ponts, changer de train,
L’amour est plus fort que le chagrin.
L’amour qui fait battre nos cœurs

Va sublimer cette douleur,
Transformer le plomb en or !
Tu as tant de belles choses à vivre encore.
Tu verras au bout du tunnel
Se dessiner un arc-en-ciel
Et refleurir les lilas.

Tu as tant de belles choses devant toi.
Même si je veille d’une autre rive,
Quoi que tu fasses, quoi qu’il t’arrive,
Je serai avec toi comme autrefois.

Même si tu pars à la dérive,
L’état de grâce, les forces vives
Reviendront plus vite que tu ne crois.
Dans l’espace qui lie le ciel et la terre
Se cache le plus grand des mystères
Comme la brume voilant l’aurore.

Il y a tant de belles choses que tu ignores :
La foi qui abat les montagnes,
La source blanche dans ton âme,
Penses-y quand tu t’endors :
L’amour est plus fort que la mort.

Dans le temps qui lie ciel et terre
Se cache le plus beau des mystères.
Penses-y quand tu t’endors :
L’amour est plus fort que la mort.

 

Que mon départ ne soit pas une souffrance, Rabindranath Tagore

Je désirerais et cela très ardemment que mon départ ne soit pas pour ceux que j’aime une désespérance.

Je voudrais que ma famille, mes amis, aujourd’hui rassemblés, pensent à moi comme à quelqu’un qui les a beaucoup et tendrement aimés, et qui les aime encore.

Je suis tout simplement parti un peu avant eux pour le pays de vie, de lumière, de paix et d’amour ,où je les attends.

Que leur vie terrestre continue tranquillement, paisiblement, jusqu’au jour où, pour eux aussi, la porte s’ouvrira.

Je voudrais qu’ils acceptent ma mort, comme une chose très simple, très naturelle.

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L’arbre et la graine, Benoit Marchon

Quelqu’un meurt, et c’est comme des pas qui s’arrêtent.
Mais si c’était un départ pour un nouveau voyage ?

Quelqu’un meurt, et c’est comme un arbre qui tombe.
Mais si c’était une graine germant dans une terre nouvelle ?

Quelqu’un meurt, et c’est comme une porte qui claque.
Mais si c’était un passage s’ouvrant sur d’autres paysages ?

Quelqu’un meurt, et c’est comme un silence qui hurle.
Mais s’il nous aidait à entendre la fragile musique de la vie ?

 

Le voilier, William Blake

(texte souvent lu lors des enterrements mais dont l’origine est incertaine)

Je suis debout au bord de la plage

Voilier-texte-enterrement

Le voilier – Texte pour enterrement

Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l’océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon.

Quelqu’un à mon côté dit :
« Il est parti ! »
Parti ? Vers où ?
Parti de mon regard. C’est tout…

Son mât est toujours aussi haut,
Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
Pas en lui.

Et juste au moment où quelqu’un près de moi dit : « il est parti ! »
Il en est d’autres qui, le voyant poindre à l’horizon et venir vers eux,
S’exclament avec joie :
« Le voilà ! »…

C’est cela la mort.
Il n’y a pas de morts,
il y a des vivants sur les deux rives.

 

 

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Photo de l’article : Annie Spratt